Etre retraites et partir en mission humanitaire

Daniel missel,France

Nous avons, respectivement 63 et 64 ans lorsque, pour la première fois, nous décidons de partir en Inde, en mission humanitaire pour 3 mois.
Pourquoi l’Inde ?... Nous y etions, deja, venus, en touristes et souhaitions avoir plus de contact avec ce pays qui nous avait fascine pour de multiples raisons...
Toutes les formalités et autres précautions doivent être prises avant notre départ. Et ce n’est pas une mince affaire.
Comment laisser une maison, si longtemps sans les multiples précautions d’usage ?!...
Heureusement, un ami, voisin, nous y incite et, nous dit prendre, avec sa femme, la charge de tout ce qui pourrait arriver...
Apres nous être inscrits auprès d’une association qui nous donnera toute la filière a suivre, et avoir prévenu de nombreux services essentiels (assurance voiture, gendarmerie, service d’alarme, etc..., nous mettons « la clé sous la porte... »

Etre retraites et partir en mission humanitaire

Le 17 novembre 2009, nous sommes arrivés, ma femme et moi, en Inde,  à notre destination, de Paris via Mumbai et Chennai.
Nous étions attendus à Madurai afin de rejoindre notre affectation,  à 4 heures de route, dans un centre pour handicapés.
Les routes, sinueuses et encombrées de véhicules de toutes sortes, se croisant, zigzaguant dans tous les sens, doublant au « petit bonheur la chance » rendaient la circulation  difficile. Certains d’entre eux n’étaient pas éclairés et, des passants jaillissaient d’un peu de partout...

En réalité, bien que la distance ait été, relativement, assez, courte (120 Kms), en raison de tous ces impondérables, elle ne pouvait être parcourue  qu’à une moyenne de 30 km/h.

Ici, le soleil se couche très vite si bien que nous n’arrivâmes que par une parfaite nuit noire.

Nous découvrîmes notre futur lieu de résidence que d’une manière succincte…

Etre retraites et partir en mission humanitaire

En effet, fatigués par ce long périple ; 13 heures d’avion mais entrecoupées par plus de 9 heures d’escale à Mumbai, nous avions hâte d’aller nous reposer…
C’était sans compter qu’ayant notre conseiller de l’association sous la main, (il devait repartir très tôt, le lendemain, sur Savakasi), il se devait de nous faire découvrir un minimum sur la ville la plus proche où, à l’avenir, nous devions aller pour nous réapprovisionner…Les points essentiels : épicerie, supermarché, distributeur de billets, cybercafé, vendeur de grandes bouteilles d’eau (de 20 litres) ; car l’eau du robinet est impropre à la consommation et, surtout comment nous déplacer entre le centre et la ville éloignée de 5 kilomètres, au moyen de bus ou de rickshaw…, tout nous était signale.
Tout cela bien enregistré, nous rentrions, enfin, nous reposer…

La chambre n’était pas très confortable et, la « salle de douche » ; à l’eau froide, plus que vétuste.
Nous étions appelés à rester ici 3 mois aussi, nous demandâmes, le lendemain, à changer d’hébergement.
On nous instilla dans un bâtiment, très récent, réservé aux volontaires et aux invités de passage.

Etre retraites et partir en mission humanitaire

La chambre était très convenable et, nous commençâmes à défaire nos valises et,  prendre nos marques…

Dans l’après midi, nous rencontrâmes les responsables du centre  et, il nous laissèrent quelques jours pour nous habituer aux lieux et prendre contact avec les différents services.

La cantine se composait d’une grande salle avec de grandes tables et, deux entrées, une pour les hommes et, l’autre pour les femmes.

Etre retraites et partir en mission humanitaire

Peu habitués à ces coutumes, nous hésitâmes et chacun d’entre nous s’assit à une table différente. Cela semblait drôle et, très inhabituel, de ne pas manger, ensemble.
Deux points de nourritures étaient installés suivant la porte d’entrée.

Le menu était simple : du riz, des légumes en sauce et pour boisson de l’eau bouillie, encore, tiède…
Heureusement, la veille, un autre volontaire nous avait conseillé d’acheter nos propres cuillères si nous avions des difficultés à manger avec, seulement, la main droite. Bien nous en a pris car, nous n’avions pas, encore, la bonne technique…

De mieux en mieux reposés, nous évitions le petit déjeuner, à base de riz et de sauce aux légumes car, nous étions plus habitués aux tartines, café au lait… (équipés d’une résistance chauffante, achetée la veille ainsi que tous les ingrédients agrémentés de petits gâteaux, nous préparions, nous même, nos petits déjeuners...)

Armés de notre courage et de notre curiosité, nous descendions à la découverte de notre futur lieu d’activités.

Etre retraites et partir en mission humanitaire

Tout d’abord, les différents bâtiments professionnels : hôpital, centre de physiothérapie, école pour handicapés physiques et mentaux, centre de couture, imprimerie, école d’informatique...

A chaque fois nous étions accueillis avec un regard interrogateur mais lorsque nous nous présentions comme volontaires, aussitôt, on  nous montrait que nous étions les bienvenus et que nous pouvions entrer et profiter du travail effectué dans ces services.
Il faudrait, quand même signaler que, même, si, ma femme, brune était mieux intégrée, pour ma part, au premier contact,  je les surprenais. En  effet, je suis blanc, blond, avec les cheveux frisés. Tout m’oppose de l’indien type... Malgré cela, je ne me suis jamais senti mal à l’aise car, la gentillesse des indiens s’est tout de suite fait ressentir dès que je n’étais plus une énigme pour eux...

Tous les jours nous partagions notre temps dans les différents services.

Au bout d’un certain temps, nous avons réalisé que nous faisions, plus, office d’observateurs que de participants car, leurs méthodes de travail différentes des nôtres était telles qu’ils s’autosuffisaient et que nous ne pouvions pas interférer dans leurs méthodes.

Les enfants, eux mêmes, étaient autonomes et lorsque nous nous proposions de les aider,  à se déplacer, à remettre leur prothèse ou quoi que ce soit, ils refusaient tout net.

Devant ce manque d’activité ; nous étions venus pour aider, non pour regarder, nous l’avons signalé à l’association et demandé notre transfert...

Etre retraites et partir en mission humanitaire

Nous sommes, maintenant revenus sur Madurai. Ma femme a trouvé une responsabilité de choix, qu’elle cherchait : s’occuper de bébés. Elle est dans un orphelinat et, pomponne 25 nourrissons. Elle a, déjà, assisté à 3 adoptions et, est ravie. Tous les matins elle me dit partir voir ses bébés...

Pour ma part, je participe à la vie du magazine de l’association : « Madurai Messenger » dans lequel les volontaires écrivent les différents articles...
Le soir, lorsque nous nous retrouvons, nous racontons nos différentes expériences.
Loin du stress de la vie à l’occidentale, nous retrouvons la signification de la vie et, grâce à la manière de vie des indiens et à leur gentillesse, nous passons un excellent séjour, paisible mais, extrêmement enrichissant...

December 2011 issue

When Madurai Messenger (formerly Times of Madurai) decided to devote this issue to a theatre special (to commemorate World Theatre Day on March 27), we had an unexpected opportunity to watch the play Hind Swaraj (based on Mahatma Gandhi's book of the same name written in 1908) performed by Parnab Mukherjee and Cordis Paldano at the Madurai Messenger office.

Summary

Editor's Corner

A Golden Arrival

COVER STORY

S.Kasim and S.Babu-From one generation to the Other

WILDLIFE

Elephants on the Edge

WORKSHOPS

Writing as a Gateway to the Self

Photography Workshop

SOCIETY

Bonds Crossing borders

Commendable aspirations of the Young

DISABILITY

Disability: Moving beyond Stereotypes

PEOPLE

A Teacher, a Friend, an Inspiration

HERITAGE

The Museum Company: Art with a Cause

BOOKS

Publishing in the Era of Globalization

FIRST IMPRESSIONS

Embracing the Indian Experience

Listening to the heart beat of Madurai

A Stairway to Heaven

Diversity of Impressions

CULTURE

When the evil face of the soul Appears

VILLAGE VOICES

Paravai: A Village with a Vision

FILM

The Love for Music