L'attrapeur de serpent,
Un homme au service du peuple

Snake Ramesh et sa vipère

Snake Ramesh et sa vipère

Cette histoire est aussi connue que tragique dans le ampagnes aux alentours de Madurai. Un homme, dans la pleine force de l'âge, se trouvait dans son jardin, lorsqu'il se fit subitement mordre par un serpent, du moins le pensait-il. Il décéda le temps d arriver a l'hôpital. Quelle fut la surprise mêlée au désarrois de ses proches quand les docteurs annoncèrent qu'en aucun cas il se serait fait attaquer par un animal quelqu'il soit. Le pauvre homme, prit d une peur panique à l'idée d'une morsure de serpent, fut emporté d une crise cardiaque.

Une peur ancestrale : comment lutter

Ces tristes évènements illustrent tout a fait le sentiment des tamils a l'encontre des serpents : une crainte irrationnelle, au point d'être mortelle, nous explique notre hôte de Usilampatti, Monsieur Ramesh. En effet, en 2009, 137 personnes mordues par des serpents ont été recensées dans le Tamil Nadu, alors que 1078 se sont présentées pour une injection d'anti-venin.

C'est pourquoi ce dernier, en plus de sa profession de policier, se consacre, et telle est sa vocation première, a celle d'attrapeur de serpents. Son but ultime consiste à “éviter toute cette folie autours des serpents afin d'être apte a soigner les gens”.

Pour mieux comprendre, il est nécessaire de savoir que l'appellation d'attrapeur de serpents recouvre en fait de multiples taches. L'étude des serpents a débuté comme un hobby pour notre interlocuteur pour devenir une passion impliquant, à dix-sept ans, des études approfondies à l'université. Désormais Snake Ramesh, car tel est son nom pour les gens l'ayant rencontré, a formé une équipe, en 1999, au sein de cette même université, vouée à la recherche de remèdes aux différents types de venins de serpents.

Pour conduire ces études, il lui a été nécessaire d'apprendre comment le apturer . Quelque onseils aux amateurs d'émotions fortes : il s'agit, dans un premier temps, de « traiter le reptile comme un ami », puis le distraire avec une main, en faisant des rotations du poignet en face de la gueule à une distance raisonnable pour pouvoir le saisir par surprise avec la main libre. Afin que ce travail de longue allène porte pleinement ses fruits auprès de la population locale, il prospecte d'écoles en maisons pour enseigner ce qu'il est nécessaire de faire selon le type de morsure et le serpent. Il laisse généralement derrière lui des posters et des brochures dont il nous a également fait don.

Snake Ramesh et son jeune cobra

Snake Ramesh et son jeune cobra

Le gestes d'urgence qui sauvent

Ainsi nous savons désormais que les premiers soins impliquent de :

« Procurer une force mentale au blessé ;

Lui donner de l'espace afin qu'il puisse respirer ;

Réaliser un garrot correctement serré à un demi-pied de distance de la

morsure ;

Eviter toute boisson fraiche ;

Le laisser s'allonger ;

L'amener à l'hôpital le plus proche. »

Quelques numéros d'urgence sont également fournis : 108 ; 1066 ; 101.

Docteur Ramesh nous explique que la partie la partie la plus import ante réside

dans l'instruction à ce sujet et le soutien du blessé, soit ce qu'il nomme le gain de

« force mentale ».

Les venins les plus dangereux restent le neurotoxiques, comme celui des

Cobras. Ils contaminent en premier le coeur, suivi des poumons pour finalement

atteindre le cerveau et causer des maladies mentales irréversibles, si la morsure

n'est pas correctement ou tardivement soignée.

Non mortel, quoiqu'encore particulièrement dangereux, les venins hémotoxiques

concernent les différents types de vipères.

Mais existe-il un moyen de prévention contre
les méfaits des venins sur le long terme ?

Snake Ramesh s'est injecté pour ses recherches 700 fois différents venins. On pourrait penser qu'il est définitivement immunisé. Cela s'avère faux., du moins incorrecte. En effet, si une personne ordinaire dispose d'une heure après une morsure avant que sa vie soit en péril, le corps de notre docteur est capable d'attendre vingt heures avant de ressentir des effets. Cependant aucun vaccin ne prévient de façon permanente contre les dangers d'une attaque.

Ce professionnel conseille néanmoins pour une personne en bonne santé d'ingérer une petite quantité de venin diluée dans de l'eau chaque jour pour développer une résistance aux désagréments de la vie.

Nous terminons cet enseignement partagé par la fascination et la crainte, lorsque nous rencontrons les deux compagnons de Snake Ramesh :

April 2012 issue

This month, Ariane Lecuyer (France) and Leonie Rodenbuecher (Germany) met Dr. Jesuraj Mascarenas of the Pasam Trust - an extraordinary surgeon who dedicates his life to providing healthcare to people living in poverty in rural areas around Kodaikanal, Tamil Nadu; and James Lees (Australia) spends "A Day in the Life of a Rickshaw Driver" - the first in a new series that explores the professions of Madurai's people.

Summary

Editor's Corner

A Black and White Era in Journalism

COVER STORY

Healing Hands of Hope

PASSION

Destination Delicious

A DAY IN THE LIFE OF...

In the Driver's Seat

MAKING A DIFFERENCE

Giving from the Heart

CAREER

Truth Above All Else

ART

Art for the Soul

TRADITION

A Glorious Architectural Heritage

FIRST IMPRESSIONS

Ask and it is Given!

Incredible India

Hospitality Redefined

TRENDS

All that Glitters...

All the World's a Facebook!

VILLAGE VOICES

Sholavandan: A Pastoral Idyll

CULTURE KITCHEN

Bon Appetit!

BOOK REVIEW

Two Voices, Two Worlds

FILM

Hear Him Roar!